Annoncé ce jour par Benoît XVI.
Ce consistoire sera le quatrième de Benoît XVI et désormais, la majorité des 125 cardinaux électeurs auront été nommés par le pape allemand. Le collège des cardinaux comptait, ce vendredi 6 janvier au matin, 192 cardinaux, dont 108 électeurs. Lors du consistoire du 19 février, il comptera 214 cardinaux, dont 125 électeurs. Voici les nouveaux :
Dans un monde de plus en plus envahi par le progrès technique et la virtualité, nombre sont ceux – particulièrement parmi les jeunes – qui remplissent chaque
moment de « musique et d’images » par peur du « vide » et du silence qui pourrait s’instaurer. Face à ce constat, le pape a invité à redécouvrir le silence et la solitude.
C’est ce qu’il a affirmé dans l’homélie qu’il a prononcée, le 9 octobre, en présidant les vêpres avec les moines chartreux dans l’église de la chartreuse de Serra
San Bruno, dernier rendez-vous de sa visite apostolique en Calabre, région du sud de l’Italie.
Dans son homélie, le pape a rappelé le cœur de la spiritualité des Chartreux, cet ordre contemplatif fondé par saint Bruno en 1084 où les moines vivent une vie de
profonde solitude : « Abandonner les réalités fugaces et chercher à saisir l’éternel ».
« La chartreuse est une oasis spéciale, où le silence et la solitude sont protégés avec un soin particulier, selon la forme de vie initiée par saint Bruno et
demeurée inchangée au cours des siècles », a expliqué le pape. « La visite du successeur de Pierre dans cette chartreuse historique entend non seulement vous confirmer, vous qui vivez ici, mais
l’Ordre tout entier, dans sa mission, plus que jamais actuelle et significative dans le monde d’aujourd’hui ».
Loin de ce cadre contemplatif, « le progrès technique, particulièrement dans le domaine des transports et des communications, a rendu la vie de l’homme plus
confortable mais aussi plus agitée, parfois convulsive », a expliqué Benoît XVI. « Les villes sont presque toujours bruyantes : il y a rarement de silence, parce qu’un bruit de fond demeure
toujours, même la nuit dans certaines zones ».
« Ces dernières années, ensuite, le développement des médias a diffusé et amplifié un phénomène qui se profilait depuis les années 1960 : la virtualité qui risque
de dominer sur la réalité », a-t-il observé. Ainsi, « de plus en plus, même sans s’en apercevoir, les personnes sont immergées dans une dimension virtuelle à cause de messages audiovisuels qui
accompagnent leur vie du matin au soir ».
« Les plus jeunes, qui sont nés dans cette condition, semblent vouloir remplir de musique et d’images chaque moment vide, presque par peur de sentir, justement, ce
vide. Il s’agit d’une tendance qui a toujours existé, spécialement parmi les jeunes et dans les contextes urbains les plus développés, mais aujourd’hui, cela a atteint un tel niveau que l’on peut
parler de mutation anthropologique », a insisté le pape. « Certaines personnes ne sont plus capables de rester longuement en silence et dans la solitude ».
Comme les chartreux, « en se retirant dans le silence et dans la solitude, l’homme pour ainsi dire, 's’expose' au réel dans sa nudité, il s’expose à ce 'vide' apparent auquel je viens de faire allusion, pour expérimenter au contraire la Plénitude, la présence de Dieu, de la Réalité la plus réelle qu’il y ait et qui va au-delà de la dimension sensible », a expliqué Benoît XVI.
« Le moine, en quittant tout, 'risque' tout pour ainsi dire : il s’expose à la solitude et au silence, pour ne pas vivre d’autre chose que de l’essentiel, et en
vivant de l’essentiel il trouve aussi une communion profonde avec ses frères, avec chaque homme ». « Cette vocation, comme chaque vocation, trouve sa réponse dans un chemin, dans la recherche de
toute une vie ».
« Et c’est en cela que consiste la beauté de chaque vocation dans l’Eglise : donner du temps à Dieu d’œuvrer par son Esprit et à l’humanité de se former, de croître
selon la mesure de la maturité du Christ, en cet état de vie particulier ». Parfois, a-t-il ajouté, « aux yeux du monde, il semble impossible de passer toute une vie dans un monastère, mais en
réalité toute une vie est à peine suffisante pour entrer dans cette union avec Dieu, dans cette Réalité essentielle et profonde qu’est Jésus Christ ».
« Vous aussi, qui vivez dans un isolement volontaire – a conclu le pape – vous êtes en réalité dans le cœur de l’Eglise et vous faites courir dans ses veines le
sang pur de la contemplation et de l’amour de Dieu ».
SAINTE THÉRÈSE
de L'ENFANT-JÉSUS ET DE LA SAINTE-FACE
Vierge, Carmélite, Docteur de l'Église
Co-patronne de la France
(1873-1897)
Thérèse Martin naquit à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Elle fut baptisée deux jours plus tard en l'église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin. Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s'installa avec toute sa famille à Lisieux. Vers la fin de 1879, elle s'approche pour la première fois du sacrement de la Pénitence.
Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la grâce insigne de la guérison d'une grave maladie, par l'intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l'union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, accueillant en toute conscience le don de l'Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte. Elle avait le désir d'entrer dans la vie contemplative, comme ses sœurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l'en empêchait.
Pendant un voyage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, au cours de l'audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demanda à Léon XIII avec une audace filiale de pouvoir entrer au Carmel à l'âge de quinze ans. Le 9 avril 1888, elle entra au Carmel de Lisieux. Elle prit l'habit le 10 janvier de l'année suivante et fit sa profession religieuse le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie.
Au Carmel, elle s'engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l'accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l'Évangile, plaçant au centre de tout l'amour.
Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l'enfance spirituelle ; elle reçoit comme un don spécial la charge d'accompagner par le sacrifice et la prière deux « frères missionnaires ». Elle pénètre toujours plus le mystère de l'Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l'amour du Christ, son unique Époux.
Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s'offre en victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu'elle remet à Mère Agnès le jour de la fête de celle-ci, le 21 janvier 1896. Quelques mois après, le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d'une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu'elle accueille comme une mystérieuse visite de l'Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu'à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l'Église.
Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l'épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague ; de nouvelles grâces l'amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l'Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l'infirmerie. Ses sœurs et d'autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s'intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu'à sa mort dans l'après-midi du 30 septembre 1897. « Je ne meurs pas, j'entre dans la vie », avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l'Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, « Mon Dieu..., je vous aime ! », scellent une existence qui s'éteint sur la terre à l'âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.
Elle fut canonisée par Pie XI le 17 mai 1925 et proclamée Patronne universelle des missions, en même temps que saint François Xavier, par le même Pape, le 14 décembre 1927.
Sa doctrine et son exemple de sainteté ont été reçus par toutes les catégories de fidèles de ce siècle avec un grand enthousiasme, et aussi en dehors de l'Église catholique et du christianisme. De nombreuses Conférences épiscopales, à l'occasion du centenaire de sa mort, ont demandé au Pape qu'elle soit proclamée Docteur de l'Église, à cause de la solidité de sa sagesse spirituelle, inspirée par l'Évangile, à cause de l'originalité de ses intuitions théologiques où brille sa doctrine éminente, et à cause de l'universalité de la réception de son message spirituel, accueilli dans le monde entier et diffusé par la traduction de ses œuvres dans une cinquantaine de langues. Accueillant ces requêtes, le Saint-Père Jean-Paul II a voulu que soit étudiée l'opportunité de déclarer Thérèse de Lisieux Docteur de l'Église universelle par la Congrégation pour les Causes des Saints, compétente en la matière, avec l'avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en ce qui concerne sa doctrine éminente.
Jean-Paul II proclama Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face Docteur de l'Église universelle le 19 octobre 1997, le dimanche où l'on célèbre la Journée mondiale des Missions.
Saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël
Archanges
(Fête)
Avec saint Michel, l'Église, en ce jour, honore tous les bons anges, dont il a été le chef et le modèle au jour de
la révolte de Lucifer et des mauvais anges. D'après nos Saints Livres, ils sont divisés en neuf chœurs et en trois hiérarchies : les anges, les archanges et les vertus ; les puissances,
les principautés et les dominations ; enfin, plus haut encore, les trônes, les chérubins et les séraphins. Leur occupation est de contempler Dieu, de L'aimer, de Le louer et d'exécuter ses
volontés pour la conduite de l'univers et pour le salut des hommes. Aussi les voyons-nous chargés de différentes missions sur la terre, auprès des personnes, des familles, des paroisses, des
diocèses, des royaumes, de l'Église entière.
Ceux dont l'écriture fait une mention particulière sont, outre saint Michel, l'archange Gabriel, à qui semble avoir été
confié le soin de tout ce qui regarde le mystère de l'Incarnation, et l'archange Raphaël, qui conduisit et ramena si merveilleusement le jeune Tobie. - Saint Michel a été fait non seulement
prince des anges, mais aussi prince des âmes qui doivent remplir les places demeurées vides par la chute des démons. Son nom marque sa fidélité, car il signifie : Qui est semblable à
Dieu !
Les saints lui attribuent la plupart des apparitions mentionnées dans l'Ancien Testament. C'est lui, disent-ils, qui
retint la main d'Abraham prêt à immoler son fils Isaac ; c'est lui qui apparut à Josué et le rendit maître de Jéricho par la chute de ses tours et de ses murailles ;
c'est lui qui dirigea l'arche de Noé par-dessus les eaux du déluge; c'est lui qui lutta contre Jacob et le bénit ; c'est lui qui donna la loi à Moïse sur la montagne du Sinaï ;
qui rendit David victorieux de Goliath et le préserva de la persécution de Saül, etc. Il a été le protecteur de la synagogue ; il est le protecteur de l'Église.
L'histoire nous rapporte tant de merveilles de cet ange sublime, qu'on ne peut douter qu'il ne soit, dans les desseins de
Dieu, l'un des principaux instruments de sa puissance et de sa bonté. L'assistance que la France a souvent reçue de lui le fait regarder comme le protecteur spécial de ce royaume.
Prière à Saint Michel Archange
Saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats
Soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande, nous L'en supplions, et vous, prince de la milice céleste, par le pouvoir qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les
autres esprits mauvais
qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit-il.
Prière rédigée par le pape Léon XIII, le 13 octobre 1884.
Voici de larges passages du discours improvisé tenu le 24 par Benoît XVI devant les séminaristes du diocèse allemand de Fribourg: Evoquant d'abord le
cursus du séminariste à la lumière du récit par Marc de la création du collège apostolique, il a dit que la constitution de chaque apôtre par Jésus fut un acte unique. Pour être à ses côtés et
les envoyer, ils ont du le connaître. Destinés à transmettre ce qu'ils avaient appris, ils allaient devoir partir au loin, y compris vers ceux qui étaient les plus éloignés de lui. "Apprendre
ceci, rester avec lui tout en étant envoyés, c'est bien ce que nous devons apprendre au séminaire... Ce temps est donc d'entraînement, au-delà de l'étude et du discernement... Toute vocation doit
être vérifiée, ce qui advient dans le cadre de cette vie communautaire et du dialogue avec vos guides spirituels... Il vous faut aussi apprendre la confiance et si lui le veut vraiment, vous
confier à lui. Dans un monde...en perpétuel changement, où les liens se font et se défont...il est de plus en plus difficile de croire et de s'y tenir une vie entière... Mais si lui le veut, la
confiance en lui vous soutiendra... Le Seigneur sera présent et vous soutiendra, il vous indiquera les personnes et les voies. Cette fidélité est possible car il est sans cesse présent, hier,
aujourd'hui et demain". Le séminaire, a poursuivi le Pape, est "un temps de discernement, d'étude, d'appel, mais aussi un temps de présence à ses côtés, de prière... Apprendre à
l'écouter vraiment, dans la Parole et l'Ecriture, dans la foi et dans la liturgie de l'Eglise, c'est connaître l'actualité de ce qu'il dit au monde", rappelant que selon Paul "la foi découle de
la prédication... Notre foi découle de cette écoute, et non de simples lectures... Certes, il faut lire, mais ce qui vient de la parole vivante...et de ce que dit l'Eglise dans le temps, dans ce
qu'elle nous dit aujourd'hui et que nous sommes en mesure d'entendre, dans ce que qu'elle dit par le biais de ses prêtres et de ses évêques, de nos frères et soeurs... Le tu et le nous
appartiennent à la foi". L'Eglise "s'est être ensemble et avancer vers le Dieu vivant... Le nous constitue la communauté des fidèles de tous temps et lieux... Soyons donc l'Eglise en nous ouvrant
et en nous dépassant en compagnie des autres... Nous savons que Pierre a recommandé d'être toujours prêt à répondre à quiconque nous sollicite, de proposer en réponse la raison, le Logos de la
foi. Notre monde rationaliste est prisonnier de la science, même lorsque ce n'est pas évident... Or, la foi n'est pas un monde parallèle aux sentiments, ni un sentiment de plus, car elle les
contient tous, leur donne un sens, les conditionne en leur donnant une dimension éthique et intérieure, de manière à être vécue en fonction de Dieu et à partir de lui. Voilà pourquoi il est
important d'être informés, de comprendre, d'être ouverts et d'apprendre... Etudier est chose essentielle, car cela permet de faire face aux nécessités de notre temps en annonçant le Logos de
notre foi".
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